Cérémonie
du massacre d’Oran du 5 juillet 1962
C’est devant une assemblée d’anciens d’Algérie
que nous nous sommes réunis au jardin Alsace Lorraine en ce 5 juillet 2013 pour
nous souvenir. Cette journée nous mena à revivre une fois encore l’événement
sanglant que les Oranais subirent : un horrible massacre pendant que les
soldats français cantonnés dans les casernes de la ville étaient interdits, sur
ordre du général Katz et de l’Elysée, à porter secours aux civils arrêtés par
le FLN, torturés, massacrés ou enlevés pour disparaître à jamais.
Comme à chaque manifestation patriotique ou
cérémonie, le Cercle algérianiste était présent avec Michèle Soler et de
nombreux adhérents.
Cette commémoration du souvenir fut marquée par
différents dépôts de gerbes d’associations ou des autorités niçoises et
régionales. Au final, le chant de la Marseillaise résonna. Je notai un petit
« bémol » à ce moment-là, lorsqu’une voix nous annonça la fin de la
cérémonie... avant que ne retentisse le chant des Africains qui avait été...
OUBLIE.
Une « inattention » des
autorités ? Une faute des représentants de l’Etat qui veulent
« mettre un voile pudique » sur le rôle gaulliste de cette dramatique
journée du 5 juillet 1962 ?
J’ai fait partie de ceux qui protestèrent à ce
manque de convenance.
Aussitôt
le chant des Africains s’éleva et nous permit de démontrer, une fois encore,
combien ce temps d’une Algérie française continue à faire battre nos cœurs et
combien nous tenons, cinquante et un an après l’Exode, à rappeler aux autorités
du pays que rien ni personne ne nous empêchera de combattre l’enfermement historique
où de trop nombreux élus de la République de gauche, et hélas parfois de
droite, veulent nous condamner.
Bien
entendu la messe de l’Eglise d’Arène qui suivit, prouva combien le souvenir de
cette tragédie restait fort et indestructible dans notre mémoire.
Robert
Charles PUIG / 5 juillet 2013
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